Cinéphile et midinette : notre coup de cœur pour Michael Fassbender !

fassbender2On vous avait déjà parlé de l’Irlandais Michael Fassbender via sa performance hallucinée dans le radical Hunger. On l’a retrouvé métamorphosé à l’affiche du dernier Tarantino , Inglourious Basterds, avant de souffler un grand coup devant son extraordinaire chute de reins dans Fish Tank d’Andrea Arnold, coup de coeur de cette rentrée. Dans le rôle d’une figure paternelle pour le moins ambiguë, il confirme une incroyable capacité à se glisser dans les univers les plus variés. Rencontre.

Impossible d’oublier votre performance dans Hunger : comment se remet-on d’une expérience aussi extrême ?

En passant un mois en Australie et en profitant de l’hospitalité du pays, de ses plages et de sa nourriture ! J’ai débranché mon téléphone et prévenu tout le monde que j’allais disparaître pendant un moment. Mais même si Hunger est un film dur, je garde un souvenir très positif de cette expérience, qui m’a beaucoup appris sur moi-même.

Vous avez accepté Fish Tank et commencé le tournage sans lire le scénario : cela paraît très risqué !

Le choix de mes rôles se fait beaucoup en fonction des personnes avec lesquelles je vais travailler, réalisateur ou acteurs. Il a donc suffi qu’Andrea Arnold émette le souhait de me voir dans son nouveau film pour que je dise oui : j’avais adoré son premier long métrage, Red Road – Prix du Jury à Cannes en 2006 – et sa façon de s’intéresser à des êtres humains chez qui les zones de gris sont nombreuses. Mais je n’étais pas sûr de mon coup, car j’ai l’habitude au contraire de lire et relire plusieurs fois le scénario avant d’aborder un tournage. En comprenant que le film s’articulait autour de trois jeunes femmes en manque d’une figure masculine, j’ai vite imaginé le chemin sur lequel ce personnage allait m’emmener. Mais Andrea Arnold ne voulait justement pas que j’anticipe, ni que je fasse de ce personnage un type déterminé par avance : tout l’intérêt du film réside dans le fait que c’est vraiment un mec bien, simplement incapable d’assumer les responsabilités de ses actes.

Fish Tank se concentre sur une adolescente rebelle et emplie de colère : quel souvenir gardez-vous de votre propre adolescence ?

Je rêvais de devenir guitariste d’un groupe de heavy metal ! C’est un âge où l’on prend tout de façon tragique : au moindre souci, on croit que c’est la fin du monde. J’ai survécu grâce à la musique et à la rage que j’y mettais !

Katie Jarvis, LA révélation du film, est extraordinaire dans la peau de cette ado : comment avez-vous travaillé avec elle ?

C’est une vraie centrale électrique, je n’avais qu’à suivre le mouvement ! Katie est une jeune fille très instinctive, à l’énergie unique : je peux vous garantir qu’une grande carrière l’attend.

On vous a également vu à l’affiche d’Inglorious Basterds : à  quoi ressemble un plateau dirigé par Quentin Tarantino ?

Quentin vous fait une confiance totale dès lors qu’il sent que vous mettez le même enthousiasme que lui à tourner son film. C’est un vrai privilège de travailler avec lui et d’assister à ses fameuses séances de minuit, avec hot dogs, bière, et présentation de son cinéclub par Tarantino lui-même ! C’est là que se trouve la clé du personnage : sa vie tout entière tourne autour des films, et cela se révèle très contagieux…

Fish Tank d’Andrea Arnold. En salles.

Mathile Lorit


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