Réchauffement climatique : les bienfaits de la précaution, le danger du mensonge.

La rumeur gronde, le net bruisse d’informations dont la tendance serait à la dénonciation des statistiques produites et présentées par le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Le réchauffement climatique ? Une vérité indéniable pour certains, une arnaque pour d’autres.

Le réchauffement climatique et ses conséquences, version climatologues convaincus :

rechauffementContenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique, tel est le mot d’ordre du Coppenhague 2009, qui au moment où je rédige se déroulera dans 2 jours et préparera l’après 2012.

“Le réchauffement du système climatique est maintenant évident dans les observations de l’accroissement des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace et l’élévation du niveau moyen de la mer,” indique le résumé, destiné aux décideurs, du quatrième rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) livré en 2007.

Et à quelques jours du lancement du sommet auxquels participeront 65 chefs d’état, le ton se fait encore plus alarmiste : “En termes d’émissions de CO2, on est au-delà du pire scénario qui avait été imaginé dans les projections du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec)”, explique ainsi Hervé Le Treut, spécialiste de la modélisation du climat.

En France le site qui présente la réunion des grands de ce monde : coppenhague-2009 a pour base line : l’ultimatum climatique.

En se basant sur les statistiques du GIEC ainsi que sur les images relayées par les médias des diverses tornades et raz de marées qui ont émaillés la planète ces dernières années, le public et la communauté internationale prend très au sérieux les risques liés au réchauffement climatique et valident l’implication des émissions de CO2 liés à l’activité humaine comme étant une des problématiques majeures du dit réchauffement.

Le rapport du Giec 2007
Il en existe deux : le Rapport de synthèse et le Résumé à l’intention des décideurs ( Télécharger ) . Il est difficile pour une non scientifique de comprendre la terminologie ainsi que de lire les courbes établies par les scientifiques du GIEC. Qu’à cela ne tienne, ils ont pensé à tout : courbes simplifiées, résumé à l’attention des néophites, photos de désert, de fontes des glaciers, tout y est noir sur blanc, ou plutôt en couleur. Selon cet organisme, le risque est majeur, pire même, comme le souligne Hervé Le Treut, que dans nos pires cauchemars. Et à la lecture ce rapport, totalement effrayant, on pense à ces deux 2° fatidiques, ce petit 2° qui pourrait changer la face du monde, si les prévisions se révèlent juste car tel est l’enjeu des polémiques actuelles.

Le mensonge vu par les sceptiques :

Le 19 novembre 2009, des pirates informatiques ont subtilisé plus de treize ans d’échanges emails entre les climatologues du CRU en angleterre et leurs collègues européens et américains. 1073 mails ont été rendus publics, certains remettant en cause l’intégrité des processus d’analyses du GIEC. Thomas Stocker, co président du GIEC se défend dans le monde du 24 novembre 2009 : “Ce que nous voyons sont les éléments d’une propagande très similaire à celle montée jadis par l’industrie du tabac, pour nier les effets de la cigarette sur la santé”.

De son côté le professeur Courtillot, géophysicien dénonce la rétention d’informations du GIEC et le suspecte de falsifications, quant à notre Allègre national lui crie au catastrophisme des écologistes et enfonce le clou par des petites phrases vipérines et lourdes de sens : ” « Derrière chaque verts se cache un rouge », embrassant ainsi deux sujets dont il se fait le pourfendeur : le mensonge et la dérive fasciste des écologistes.

La liste des scientifiques qui doutent des modèles informatiques du changement climatique et de la part de CO2 lié à l’activité humaine, semble s’allonger et leurs langues se délier… On commence à parler de guerre entre climato-scpetiques et climatologues.

Il est vrai que la démission de 2 éminents scientifiques du Giec et le départ d’un 3eme a pu en laisser dubitatifs certains. Cela dit, il s’agit de 3 sur 2500 membres engagés par le Giec. Mais les propos qu’ils ont laissé derrière eux sur le sujet laissent quelque peu perplexe sur la finalité de l’entreprise :

En 2005, Chris Lansea, spécialiste international des cyclones, a fait savoir par une lettre ouverte à la communauté scientifique qu’il renonce à participer aux travaux du futur 4e rapport du GIEC (2007) : “je ne peux personnellement et en toute bonne foi continuer à contribuer à un processus dont je considère qu’il est motivé par des objectifs préconçus et qu’il est scientifiquement non fondé”.

Richard Lidzen, titulaire de la chaire Alfred P. Sloan de météorologie au MIT, a démissionné après la publication du troisième rapport de GIEC auquel il avait pourtant collaboré : “Le processus engagé par le GIEC relève de la politique et non pas de la science” – “Quand des fonctionnaires chargés des relevés météo en Nouvelle-Zélande ou en Tanzanie se voient désignés comme ‘des scientifiques du climat de renommée internationale’, il n’est pas étonnant qu’ils en viennent à soutenir le processus”.

John Christy, expert international dans l’interprétation des données satellitaires relatives au climat, responsable de la base de données en ce domaine (Université de l’Alabama, Huntsville) : “Bien que j’ai eu plaisir à travailler avec le GIEC, j’ai trouvé que la plupart des auteurs majeurs approuvaient clairement le Protocole de Kyoto. Plusieurs d’entre eux m’ont clairement dit que le rapport devait apporter toutes les preuves nécessaires pour que les gouvernants adoptent le traité (…) Du sommet à la base de l’organisation du GIEC, il existait un préjugé évident chez une majorité d’auteurs en faveur de certaines politiques spécifiques. S’il l’on avait fait un sondage, je dirais qu’au moins 80% des auteurs principaux soutenaient le protocole de Kyoto. Vu cette situation, il n’est pas très difficile de repérer des sections du rapport qui s’éloignent de l’objectivité scientifique risquant de nuire à la vue selon laquelle les changements climatiques dangereux sont une certitude, tel que le projettent les modèles”.

Le possible mobile du mensonge :
Le protocole de Kyoto et bientôt coppenhague, nous y sommes… Face aux déboires des premières négocations, et à la perspective de son après, les scientifiques se seraient- ils dans un élan de générosité pour la planète, parjurés en accentuant certaines hypothèses ? Et pour la bonne cause, auraient ils falsifiés des statistiques ? Le mobile du “crime” serait-il alors une forme d’engagement politique des scientifiques pour une cause qu’ils estiment supérieure à l’intégrité de leurs travaux ?

Petit rappel du protocole de Kyoto : ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Alors, mensonge ou vérité ?

La mystérieuse justice humaine dont parlait Malraux finit toujours par donner son content de vérité à l’histoire, et s’il s’agit d’une falsification, certains trouveront le moyen de la faire connaître. Qui plus est, les prévisions étant à relativement moyen terme, nous serons assez vite affranchis sur le sujet… Et si, les prévisions se révèlent juste et bien souhaitons que de ce sommet de Coppenhague (j-2) ressortent des décisions applicables assez rapidement pour endiguer le phénomène du réchauffement climatique.

L’hypothèse du mensonge dont nous serions bien en peine, en tant que non scientifique, d’établir la validité, soulève un problème plus large en soi. Si dans quelques années se révèlent un Climatgate, c’est toute l’écologie au sens large qui se verra décrédibilisée et les problématiques liées aux industries chimiques seront balayées d’un revers de manche pour cause de mensonges et là nous aurons aussi grandement du soucis à nous faire.

C’est donc, pris entre deux feux, dont les armes à coup de statistiques nous échappent complètement, que nous serrons les fesses pour que les prévisions ne se confirment pas , mais aussi pour qu’elles ne se révèlent pas être un mensonge !

Olivia Petrucci

3 Comments

  • Thalès

    Je suis scientifique et je peu vous dire que lorsque j’entends les médias et les hommes politiques parler… c’est énervant.
    Malheureusement, la cause ‘réchauffement climatique anthropologique’ est devenue tellement médiatique et politique que personne maintenant n’est capable d’arrêter la machine. Trop d’argents sont en jeux. Les données sont faussées ou présentées de façon à même en cause l’homme.
    L’une des données qui n’est jamais dite et qui est pourtant primordiale dans la compréhension du climat, c’est que la température de la terre a toujours fluctué. Je vais vous donner un exemple de variation des températures:
    – Au Xème siècles la température de la terre était bien plus chaude que de nos jours. Les vikings cultivaient les terres fertiles du Groenland, les anglais faisaient pousser des vignes au sud de leur pays… c’est pour dire!!!
    – Au XVIIIème siècles, appelé petit âge glaciaire, la tamise gelait, et les londoniens ouvraient leurs boutiques sur les glaces du fleuve.
    – Suite à cette période de froid la terre a commencé à se réchauffer depuis le début du XIXème jusqu’à nos jours. Pourtant la hausse réelle du dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne débute qu’après la seconde guerre mondiale. Il n’y a aucun lien entre l’activité de l’homme et le réchauffement.
    Je me permets de vous donner un site qui parle du réchauffement climatique, très bien documenté car il prend en compte des articles scientifiques publiés par des chercheurs à renommés internationales:

    http://www.pensee-unique.fr/rechauffement.html
    http://www.pensee-unique.fr/froid.html

    Et le documentaire cité précédemment ‘L’arnaque du réchauffement climatique’ est malheureusement pas assez diffusé.

    Je suis d’accord sur le faite de préserver notre planète de toutes pollutions, mais dire les mensonges appuyé par des données scientifiques faussées c’est impardonnable.
    Enfermer les populations dans la peur, c’est les contrôler.
    Seul le temps pourra mettre un terme à toute cette propagande, puisque les scientifiques (experts en la matières) sont menacées de mort lorsqu’ils essayent de prendre la parole.

    Merci.

  • Trop de monde trouve son compte à créer une relation de cause à effet entre CO2 et réchauffement pour ne pas être tenté de décridibiliser la théorie.

    Le GIEC étant un organisme de l’ONU, ce rassemblement de scientifiques est surtout un faire-valoir politique.
    Les Etats tirent de ce nouveau business une augmentation de la consommation des ménages, notamment pour l’industrie automobile, de nouveaux marchés immobiliers, une nouvelle politique énergétique et la justification de nouvelles taxes. Cela représente aujourd’hui trop de croissance pour qu’un organisme comme le GIEC remette en cause ses conclusions.
    Quant aux climatologues, ils ont trouvé là une manne inespérée, et seraient bien mal avisés de se tirer une balle dans le pied.
    C’est également du pain béni pour les politiques, le lobby vert-rouge ayant rendu l’opinion désormais acquise à la cause écolo, voire anti-capitaliste.

    Il était important de soulever la question de l’environnement trop longtemps négligée par la vie polico-médiatique. Mais en se concentrant exclusivement sur les émissions de CO2, tout ce monde se trompe de cible, l’argent qui afflue poussant à la conservation des oeillères.
    Si la relation “CO2 > réchauffement” s’avère être une supercherie, la planète aura perdu un temps précieux, la question du gaz carbonique freinant le développement des pays du Sud, et éludant totalement les autres aspects de l’écologie : pollution, réduction de la biodiversité, déforestation…

    A noter dans la conclusion de l’article : “Qui plus est, les prévisions étant à relativement moyen terme, nous serons assez vite affranchis sur le sujet…”.
    Au contraire, quand sont annoncées des prévisions de catastrophes dues à l’élévation de la température de 2° en 2050 voire 2100, on parle d’un terme très court pour l’évolution du climat, mais diaboliquement long quand il s’agit de développer un business.

  • Un film qui vaut le coup d’œil et qui donne à réfléchir.. En 6 parties, moins d’une heure, et beaucoup mais alors beaucoup de révélations pour les non-scientifiques!
    http://www.dailymotion.com/video/x2bymx_larnaque-du-rechauffement-climatiqu_news (partie1)
    http://www.dailymotion.com/video/x2c7od_larnaque-du-rechauffement-climatiqu_news (partie 2)
    et ainsi de suite (les liens sont indiqués en dessous des vidéos!)

Laisser un commentaire


Vérification : *