Crédits d’impôt, le vert à moitié plein !

Les crédits d’impôt « développement durable » viennent d’être modifiés… Le nouveau dispositif est plus favorable à l’isolation des bâtiments, au détriment, notamment, des pompes à chaleur.

Les principales victimes de la loi de finances 2009 sont les pompes à chaleurs air/air. Cette information a d’ailleurs fait chauffer les forums Internet, en début d’année. D’un côté, les installeurs qui prétendaient que la loi n’avait pas été votée, de l’autre, les juristes qui assuraient l’inverse. Bien sûr, les juristes avaient raison. La facture d’une pompe à chaleur air/air n’est plus sujette au crédit d’impôt, depuis le 1er janvier. Idem pour les chaudières basse température.

En sens inverse, la pose de matériaux d’isolation thermique (laine de verre, chanvre..) pour les parois opaques (les murs, mais pas les toits) bénéficie désormais d’un crédit d’impôt de 25%*. C’est une excellente nouvelle, car, on ne le répétera jamais assez, en matière de bâtiments, le développement durable passe d’abord par l’isolation. « La meilleure énergie est celle que l’on ne dépense pas ». Jusqu’à présent, seuls les matériaux isolants étaient concernés par le crédit d’impôt. Or, dans ce domaine, la pose coûte bien plus cher que les matières premières.

L’isolation est également au cœur d’une nouvelle incitation fiscale : les propriétaires qui achètent (ou font construire) un logement neuf bénéficient d’un taux de crédit d’impôt (sur leurs intérêts) de 40%, pendant 7 ans, soit deux ans de rab par rapport au cadre classique.

Enfin, et c’est finalement la meilleure nouvelle de la loi de finance 2009 qui a édicté ces nouvelles règles, le système même des crédits d’impôts « développement durable », qui avait la fin de l’année comme horizon, est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012.

* ce taux pourra être porté à 40 % pour les logements achevés avant 1977, à condition que les travaux soient réalisés deux ans après l’acquisition

En savoir plus :

Les taux de crédit d’impôts sur le site de l’Ademe.


UN ECO-PRÊT A ZERO POUR CENT
Rénover « écolo » c’est bien, mais ça coûte souvent un peu plus cher. Certes, sur le long terme, les travaux réalisés sont sensés faire baisser les factures d’énergie, mais les artisans, eux, préfèrent être payés à court terme. D’où l’idée de proposer aux particuliers un prêt à taux zéro, mobilisable pour les dépenses améliorant le niveau énergétique d’un bâtiment : pose de fenêtre isolantes, installation d’un chauffage utilisant les énergies renouvelables, isolation des murs extérieurs…
Le montant maximum du prêt est de 30 000 euros. Il est remboursable en dix ans au plus. Pour en bénéficier, aller voir votre banquier, avec les devis appropriés (inutile de lui présenter une facture de 4×4).

Tout savoir sur :

Le dispositif du PTZ vert.



Jean Crabanat

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